Le manque
Aujourd'hui, c'est une étape que tu dois franchir sans lui.
Je suis à tes côtés, mais çà ne suffit pas toujours.
C'est le jour de ton inscription en secondaire. Tu as passé une partie de ta nuit à ne pas dormir, à pleurer. A serrer dans tes bras l'être absent. A trop tenter de vouloir être fort, on finit par se faire du mal.
Pleure ma fille, pleure ton manque de lui... De là où il est, et même si tu n'y crois pas, il te regarde, te couve du regard, et fait, j'en suis sûre le maximum pour t'aider.
Mon impuissance face à ta douleur est aussi grande que le vide qu'il a laissé dans ta vie.
Ton papa t'aime toujours, autrement ... Tu ne le vois plus, pourtant c'est dans ton coeur qu'il vit, et pour toujours.
Trouver les mots ... encore faut il qu'ils soient assez forts pour t'envelopper d'une couverture assez douce et assez épaisse pour contrer ta peine. Assécher tes larmes.
Il te manquera encore. Souvent.
Et personne d'autre que toi ne pourra ressentir ce terrible sentiment d'abandon...
Pourtant tu n'es pas seule. On ne le remplacera jamais, bien sûr. Mais on te tiendra la main, on t'élèvera sur les sommets, ceux qu'ils a toujours souhaité franchir pour et avec toi.
Et pleure ma fille, pleure ... tes larmes sur tes joues ne sont pas un signe de faiblesse mais d'amour.
Pour en finir avec la maladie de Verneuil !
Bonjour TOikimelis
COmment vas tu par ce froid dimanche ?
Je viens te causer ce matin d'un truc un peu dégeu, un peu crado, mais qui me pollue la vie depuis des années... Ce truc a un nom et c'est la maladie de Verneuil. (Rien à voir avec le réalisateur, ... ce n'est pas ce syndrome qui m'a fait écrire et mettre en scène une pièce de théatre... bien que ... va savoir...)
Si tu as un petit coeur, ne regarde pas les images sur Google ...
C'est pas la chose la plus glamour que je porte sur moi j'vais t'dire, mais bon, si je le partage aujourd'hui c'est parce que justement c'est tabou, et deusstement, faut en finir !
J'ai donc tout testé : les anti infectieux, les anti ceci, les anti cela, les anti qui puent plus que la mort, les anti qui sentent "bon" l'éther ... les médocs, les traitements en pommade, bref, toute la panoplie de l'allopathie ... qui n'a strictement servi à rien.
J'ai donc testé ceci, et j'avoue, que ça marche plutot bien (au vu des années de "portage" de ces horreurs, ça va mettre du temps, clairement, mais si ça commence chez toi, vas y fonce, fais moi confiance)
Toilette uniquement au savon d'Alep.
Douche, bain, peu importe, mais température max ! (si tu prends un bain, ajoute une bonne poignée de sel de mer)
Ensuite quand je me sèche, je mets une goutte de thyms vulgaris (huile essentielle de thym mais t'avais déjà capté hein), sur un coton tige et je passe sur chaque "foyer" ... enfin une goutte par foyer hein, fais pas l'con, sinon ça sert à rien, tu vas tout infecter plus encore...
Tu ne sens rien quand tu "badigeonnes" mais ça pique un peu après, légèrement et très peu de temps...
Si j'avais su ça plus tôt, j'en aurais évité des complexes ... alors, pour Toikimelis, c'est cadeau !
Savon d'Alep + huile essentielle de thym = à mort la maladie de Verneuil/
Oui oui je suis toujours là mais
... j'ai peu de temps à te consacrer ô adorable Toikimelis.
Figure toi qu'entre
- la prépa du spectacle (c'est à dire, répétitions, mise en scène, éclairage, sono, accessoires, pub, infos presse and so on),
- la recherche d'une maison (c'est à dire éplucher les annonces, les trier, les classer, prendre contact avec les agences/notaires/propriétaires et puis aller les visiter...),
- les préparations des vacances (une semaine de ski pour la Titedemoiselle avec l'école et puis une semaine elle et moi au soleil : soit, courir chez Decathlon pour l'équiper, les démarches administratives pour les documents d'assurance, de mutuelle, d'identité ... le stress de ne pouvoir y arriver car en fait euh ... ben elle revient le 31 mars à 7 h du matin, et je dois être à l'aéroport (distance 30 km) à maxi 9 h ... donc le moindre retard peut nous faire rater l'avion ....)
- la préparation éventuelle de futurs ateliers éventuels d'écriture à animer
- et les 228.098 projets qui fourmillent dans mes trois neurones encore dispo ....
Eh bien je n'ai, tu t'en doutes, pas beaucoup de temps à consacrer à mon blog (dit elle en terminant cet article et en ouvrant sa millionième parenthèse depuis l'ouverture dudit blog).
Inutile de te dire, car tu le sais, qu'entre tout cela il faut un minimum de temps pour le trop quotidiennement quotidien.
Bon, sinon, ce matin je n'ai pas bu de café. Mais non, je ne suis pas plus zen pour autant.
A bientot ou à bientard, mais bon, tu as les archives à ta disposition hein.
Je cherche un titre ...
Le spectacle que j'ai écrit, qu'on a déjà commencé à répéter, est une affaire qui roule, ma foi, pas trop mal.
Mais voilà que je bloque sur le titre... Impossible de le trouver !
Hic des hics : je dois apposer les affiches à partir de mercredi prochain (nan pas demain hein, l'autre mercredi) ... j'ai fait aussi les affiches (word est mon ami), mais il manque l'essentiel : ze taïteulle !
Tu veux m'aider ?
Lieu : maison de repos
Personnages :
Manon, 20 ans - ado rebelle + sa mère, quadra psycho rigide + sa grand mère, hippie soixantenaire et déjantée + sa mémé 80 ans (et toutes ses dents moins quelques neurones)
Autres personnages : les pensionnaires de la maison de repos, de joyeux drilles ....
L'histoire : Manon DOIT fêter (une idée de sa mère) ses 20 ans dans la maison de repos.
Confrontation des générations ... Choc des idées .... Tout le spectacle souligné de chansons de 1920 à nos jours...
J'avais choisi, en désespoir de cause, " Ram Dam à la maison de repos". Mais j'aime pas, ça va pas, j'aime pas, ça va pas.
J'aime pas.
Alors, toikimelis et toikimefaces, si tu as des idées ... qu'elles sont meilleures que la mienne, je t'en prie, aide moi ?
Quand je serai vieille...
J'espère que je n'aurai pas des enfants qui viendront voir à quel point je vais mal en espérant que je n'aurais plus tout ma tête pour pouvoir me placer en maison de retraite et ne plus avoir d'insomnies.
J'espère que je pourrai marcher, marcher, marcher à défaut de courir comme je le fais maintenant.
J'espère que je me souviendrai de ma vie, et de la leur.
J'espère que je n'aurai pas besoin de la télévigilance, que je ne devrai pas me balancer d'avant en arrière, coincée sur ma chaise ou dans mon fauteuil, en me demandant si j'ai appelé les secours avec ce petit appareil qui se balance au bout d'un cordon, là, juste sur mon coeur fatigué.
J'espère qu'aucun de mes enfants ne craindra mes réactions parce qu'elles seront bizarres, violentes, inappropriées
..., qu'ils n'auront pas besoin de ruse pour vérifier l'état de mes comptes en banque, j'espère que je n'aurais pas dilapidé ma toute petite pension en versant des acomptes pour une voiture que je serai bien incapable de conduire.
J'espère que je n'aurai pas de maladie dégénérative. Que je reconnaitrais encore et toujours ces 4 paires d'yeux qui ont été ma plus grande part de bonheur.
J'espère que je ne serai pas comme toi, papa.

