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Je ne suis plus dépressive, ni rancunière.  J’ai juste besoin de t’expliquer pourquoi depuis presque trois ans, je suis seule.

Je veux aussi que tu saches qu’aucun homme ne m’a touchée depuis toi, tellement je suis dégoutée.  non.  Tellement TOI tu m'as dégoûtée.

Je viens de consacrer ce temps à me remettre en question, à me retrouver.  A panser mes blessures.

J’ai retrouvé l’estime de moi.  Et la paix. Je te souhaite de les trouver aussi un jour.

Que tu lises ou pas, finalement m'importe peu, moi j'ai juste besoin de te le "dire" ou à tout le moins de te l'écrire...

 

 

Pendant toutes ces années, tu as fait de moi ta victime.

Tu as fait un travail de sape psychologique, œuvré à une démolition mentale. MA démolition mentale

Inapte à aimer et à t’engager dans une relation sincère. Infoutu de me respecter, de respecter mes enfants, mes amis et ma famille, tu as utilisé la dévalorisation, l’humiliation, le dénigrement, le déni, la brimade, les discours contradictoires, la polémique systématique (quoi que je fasse, quoi que je dise, tu trouvais à redire.  Ce n’était jamais bien. Jamais !)

Tu m' as rabaissée, tu m’as humiliée en privé (« ne mets pas ce jeans, ça te grossit » « t’as vu ta peau comme elle pend sur tes joues ? ») ET, en public aussi quand ta colère te dépassait. (comment oublier ces hurlements, cette casserole de pâtes jetée violemment sur la table, devant tous mes amis, parce que je ne t’avais pas précisé que D.  venait manger le soir de notre retour de la mer alors qu'il n'était pas prévu …. Et la honte devant lui, devant eux tous… ) Mais quelle honte ? Toi tu n’en as ressenti aucune !

Il m’a été difficile de prendre conscience que tu me manipulais (et pourtant tu me l’as clairement dit un jour, « je pourrais te manipuler bien plus que ce que je ne le fais déjà ».) Fallait il que je sois aveugle et sourde hein… 

Mais tu étais doué pour ne jamais te faire prendre en flagrant délit (du moins au début….) et me faire passer pour la coupable.  Me harceler, savoir renverser la situation, m’accuser de tous les torts et de tous les maux. T’arranger pour avoir le beau rôle. Celui du sauveur. (« sauveur » qui m’a laissée en rade en France, avec mes deux enfants, alors que ma voiture était accidentée et que je n’avais aucune certitude de pouvoir rentrer sans soucis, parce que « Monsieur » devait prendre l’apéro et que je l’avais exaspéré avec mes remarques ..) Quelle classe !

(je te reprécise aussi que cet accident tu en es le seul et unique responsable, puisque tu avais coupé la route à la dame qui, venant en sens inverse a du coup,  percuté ma voiture, ... qui te suivait.... mais difficile de le prouver puisque tu n'as même pas daigné t'arrêter....!!!)

Pendant toutes ces années et dès le début de cette foutue relation, tu es arrivé à semer le doute en moi, à faire vaciller mes certitudes, mes convictions et ma volonté.

Tu t’es arrangé pour que je « m’auto détruise » tout en gardant « les mains propres » aux yeux des autres.

Narcissique pathologique (une fois j’ai compté, tu t’es regardé 23 fois dans le miroir en passant ta main sur ton estomac parce que tu avais maigri), tu as donc eu besoin de me dominer ….

Tu es vide, si vide...  Ce n’est pas un hasard si tu t’en es pris à moi…  Tu avais à beaucoup à venir voler chez moi…

Toute affection est impossible pour toi.  D’ailleurs, tu n’as pas d’amis… ça veut tout dire.

Moi, j’étais la chose qui devait satisfaire tes envies et fermer ma gueule.

J’ai été victime de tes critiques et d’un travail de dévalorisation, qui m’ont minée psychologiquement …

C’était au point tel que j’ai fini par douter de moi pour tout et n’importe quoi… conduire ("tu conduis mal") , sourire ("mon ex, elle avait un si beau sourire"), écrire ("je ne comprends rien quand tu écris, pourquoi utiliser ce ton débile ?") mes gouts musicaux (comment oublier ce jour où tu as claqué la porte de chez moi, me laissant seule avec le souper et les enfants parce que j'avais osé soutenir ton regard en disant que Sting avait une belle voix....) J'en ai des sueurs froides à retardement.... comment t'ai je laissé revenir chaque fois ?

Ah ben, j'suis bête... j'étais peut être sous emprise non ?

Chez toi, pas d’empathie,  pas d’émotion, mais ….Finalement, tu dois être un comédien hors pair car tu savais m’émouvoir par de pseudo excuses, me faisant culpabiliser d'avoir osé mettre en doute ta (fausse) bonne foi.

Pas question que j’égratigne ton égo en présence d’amis ! Hola ...

Quand j’osais te contrarier (toi, tu disais "te rabaisser")  en public,  les mesures « punitives » étaient à la hauteur de l’humiliation que tu estimais  avoir subie.  Pluies de critiques.  Menaces.  Cris.  Hurlements.  Insultes.  Humiliaition. Chantage…. Tout y passait.

 Tu te considères aussi comme celui qui sait faire mieux que tous….. et donc  tu rejettes sur l’autre tout ce que tu ne supportes pas chez toi, en fait….

Je ne prendrai que l’exemple le plus évident : ton incapacité à jouer une chanson en entier à la guitare, au bout de 5 années de solfège et je t’entends encore affirmer que mon fils ne joue pas proprement, que « oui ok il s’amuse » mais il est loin de pouvoir jouer correctement….

J’en ris aux éclats aujourd’hui, surtout quand je vois où LUI en est et je t’imagine dans ton divan, en train de jouer les trois premières mesures de Nothing Else matters que tu joues depuis … oh quoi, dix ans maintenant ?

 Empathique, drôle, tournée vers l’extérieur, intelligente, pleine de vie, gaie, ,généreuse,  voilà la personne que j’étais……. avant de te connaitre.

J’ai sans arrêt tenté de te trouver des excuses (« il n’a pas voulu dire ça, tu as mal compris, mais non jamais il ne me parlerait comme ça ») je me suis remise en question à chaque remarque, à chaque critique (« il a sans doute raison, je n’aurais pas du lui parler comme ça, je dois faire attention…. »)

Bref, petit à petit, j’ai perdu le peu de confiance que j’avais en moi et j’ai commencé à m’éteindre, pour finir par laisser place à la dépression.

Aujourd’hui j’ai compris que je n’étais pas à l’origine de tous les problèmes.

Que tu avais deux visages (au moins).  Capable de jouer au gendre idéal lors d'un souper chez ma mère et puis, une fois dans la voiture m'insulter parce que je n'avais pas envie de sortir.  16 kms d'insultes, c'est long.... 

Mais voilà....

Je ne sais pas ce que tu racontes aux autres, sans doute que tu m'as demandé de partir (alors que ne supportant plus la vie avec toi j'étais partie depuis de longs mois) mais......... quand je t’ai quitté je me suis fait le plus beau cadeau que je pouvais me faire :

Je me suis enfin retrouvée. 

Et je marche sur des sentiers que je parsème de pétales plus doux et parfumés chaque fois....