11/05/09
Autrement
Hier, on a parlé de notre enfance
Des terreurs nocturnes de mon frère, de ses hurlements qui "berçaient" nos nuits.
Des difficultés pour lui de vivre dans notre monde, notre réalité.
Des difficultés pour notre mère de gérer le quotidien.
De ces enfants autrement, on apprend tous, tous les jours, quelque chose. La patience, la tolérance, l'imagination, l'astuce, l'écoute, le non recevoir ...
Mais quand tu es toi même un enfant, tu ne sais pas, tu ne sais rien.
Tu dois grandir toi aussi "autrement". Loin de moi l'idée de pleurer sur mon sort, car mon enfance si elle n'était pas toute rose, était loin d'être toute noire.
C'est juste qu'on manque de repères, qu'on se sent parfois (souvent) seule, parce qu'il y a l'autre, et chez moi c'était les DEUX autres enfants autrement.
On parle des difficultés des parents, on parle rarement des difficultés des soeurs, ou des frères.
Ces difficultés, loin de les avoir maîtrisées, je les ai, à l'âge adulte, complètement détournées.
Pas d'horaire fixe chez moi, jamais. Et parler, parler, verbaliser. Dire tout de suite quand ça ne va pas. Ne pas se taire.
Surtout pas de routine, d'habitudes .. ne rien laisser s'installer, jamais.
Laisser place, porte grande ouverte, à tout ce qui est imprévu.
Je ne gère bien que ce qui n'est pas établi. Planning, ordre et place des choses, soirées, week ends ... je planifie peu, voire jamais. C'est ma petite souffrance d'enfance, et elle n'est pas bien grave.
Les plus grandes, je les tais encore.
Mes enfants ont cette chance inouïe d'être de ceux que l'on met au monde et qui ne nous appartiennent pas.
Pourvu qu'ils en prennent conscience.
10/05/09
Ca ressemble à des morceaux de bonheur ...
... Ce que vous me donnez.
Toi avec tes petites mains, toi avec tes petits moyens, petits moyens grands coeurs, c'est un peu comme ça que je vous espérais.
La plus belle fête des mamans, c'est un peu de vous tous les jours dans mon assiette ... :-D
Merci.
14/01/07
Fière
Je suis fière d'elle.
Ce petit bout de femme mère courage.
Qui a traversé dans la vie plus d'épreuves que dans trente.
Qui m'a transmis sa force (elle tranquille, moi agitée) de caractère, cette capacité à ne jamais baisser les bras quoi qu'il arrive. A garder le sourire toujours, à remonter le moral aux autres, tout le temps.
Il y a un an d'ici elle savait même pas retirer de l'argent au distributeur sans moi...
Maintenant, elle fait ses commandes et ses paiements sur Internet, elle atomise tout le monde aux jeux vidéos (que je sais même pas de quoi elle parle avec ses Slingos, ses vies, ses iles et ses parcours du combattant là), elle est belle que t'en meurs de regarder son âme, elle est mon roc, mon pilier, mon modèle ...
Je lui arrive pas à la cheville, je suis toute petite à coté d'elle mais là, Elle vient pour la premiere fois depuis qu'elle lit mon blog de laisser le dernier commentaire sur l'article précédent.
C'est ma maman d'amour, ma maman soleil en hiver.
Ma ptit moum', il te reste plus qu'à maitriser les sms pour définitivement mettre ta fille sur le cul.
Et vous là, mes deux lardons, admirez à sa juste valeur votre grand mère en or...
01/12/06
Bilan
Deux mois et une semaine. Que j'ai plongé dans la n'autre vie.
Le +
- Ma princesse qui va chez son papa, revient chez sa maman, retourne chez son papa, revient chez sa maman, toujours aussi vive, toujours aussi gaie, toujours aussi épuisante, que je regarde s'épanouir malgré tout, dont les résultats scolaires cartonnent et cette victoire là elle est inestimable, et elle revient autant à son papa qu'à moi... On se déchire peut-être encore parfois, mais on ne déchire pas notre Princesse. Moi je nous dis "Respect"...
- Des retrouvailles avec mon fils (enfin quand il est là celui là., pire que sa mère! ),des dialogues, la confiance totale, la surveillance quand même "des fois que", ses résultats scolaires qui cartonnent.
Et j'en suis fière de mes enfants... Si beaux dehors, si beaux dedans.
- Plus de stress (ou presque car on ne se refait pas).
- Des horaires qui me permettent une disponibilité plus large pour mes z'enfants, bah oui pour moi aussi, of course.
- Une ambiance cool, basée sur le dialogue, le respect et la liberté de chacun qui ne doit pas entraver celle des autres.
- Une totale indépendance, c'est moi qui mène la barque et qui veut me suit; personne n'est obligé.
- Des amis, des nouvelles têtes, des guindailles, des partages, des rires fous, des fous rires, des rires, des sourires.
- j'écoute, je regarde, je me souviens, je compatis, je parle, je sens,j'apprends, je découvre encore et encore, je vis, je sens que je vis.
Je me promène dans la n'autre vie. Je la trouve belle.
Le -
Je reviendrai plus tard, peut-être (ou pas j'espère) parce que là, il n'y a vraiment rien de négatif.
Ah si-si-si, la consommation d'essence de Louloute vu le nombre de sorties par mois, multipliées par deux.
05/06/05
Moi je sais pas
Je te regarde dormir et ta beauté me fracasse ...
Je n'ai pas pour toi autant de projets de coeur que j'en ai eus pour ton frère ... si je t'aime tout autant que lui tu es tellement différente, et moi, .... ben moi aussi ... parce que j'ai 13 ans de plus qu'à sa naissance.
Je ne veux pas me faire de souci pour ton avenir, parce que tu es armée comme ton frère ne l'était pas. Toi, tu as ta maman, et ton papa... quoi qu'il arrive.
Toi tu es la vie dans tout ce qu'elle a de pétillant. T'arrives et tu renverses tout. Les verres et les coeurs. Tu fonces droit dans le mur et tu l'évites au dernier moment. Et nous on a tendu les bras pour rien. Tu n'es même pas tombée.
Mais je ne peux m'empêcher, pour toi aussi, de réserver des espaces pour plus tard... en me disant pourtant que... mais il est un peu tôt pour t'en parler ...
Dors bébé, dors ...
Et continue ... regarde loin, loin, loin ...
04/06/05
Moi j'y croyais
C'est con hein.

Quand tu étais petit, et que je te regardais dormir je croyais que ... quand tu serais grand, à l'âge de tes premiers émois amoureux, tu viendrais te confier à moi.
J'avais préparé mon coeur en y mettant plein de beurre, pour t'en tartiner les larmes.
Je m'étais préparée à souffrir avec toi de sa main qui venait de lâcher la tienne.
J't'avais aussi réservé une place pour le jour où ... une place pour te dire la douceur qui te serait nécessaire pour ne pas l'effrayer. Je croyais tu vois, je croyais parce qu'on vivait rien que nous deux qu'il en serait toujours ainsi... J'y avais prévu un espace communication danger mst, danger divers.
Je pensais que je serais à la hauteur ... je pensais que tu viendrais me confier tes doutes, tes craintes, aussi ...
Et tu me donnes des bribes ... des petites infos et démerde toi avec ça m'man c'est ma vie intime.
Et j'ai du réviser mes espaces. Mais je t'aime fort. Et je t'aime si fort et tellement que je respecte ton choix de ne rien me dire.
C'est vrai quoi, merde, je suis pas ta copine hein. Je suis ta mère. Celle qui doit deviner et pas poser trop de questions, mais rester là, au cas où ...
Mais pourtant depuis deux ans, je voyais ton coeur saigner, et les kilos te cacher, t'envelopper ... j'entendais le déchirement de tes cris silencieux. Et restais sourde aux avertissements des autres, parce que j'avais deviné avant eux. Vrai quoi, merde, c'est MOI ta mère ...
Alors j'ai fait un break job. Je me suis coltinée des réunions ww pour que tu réapparaisses ... j'ai mis mon gps sur but - 15 kilos ...
Tu en as perdu 25... t'es tellement, tellement beau dehors, et dedans...
Tu es sans doute ma plus belle réussite.
Je ne crains plus tes silences, parce que je les entends.
Depuis ce lundi de mai 1987 à 14h16...



